Lettres de Jean
Jean MARIDOR correspondait à un rythme très soutenu, avec les membres de sa famille et avec son "vieux" camarade Marceau. Il en était de même avec ses autres camarades. Par l'intermédiaire de tous ses interlocuteurs, il prenait régulièrement des nouvelles d'autres camarades ou d'autres personnes. Il correspondait également avec ses supérieurs. Malheureusement, je n'ai pas retrouvé d'autres lettres que celles écrites ci-après. Sa soeur possède un grand nombre de correspondances reçues de son frère, mais elles revêtent toutes un caractère personnel et n'ont pas à être dévoilées dans ces pages.
Les copies de certaines de ces lettres que Thérèse avaient reçu depuis de longues années de la mère de Claude BEASSE, sont d'assez mauvaise qualité et nous n'avons malheureusement pas pu "déchiffrer" certains mots à la place desquels j'ai mis des points d'interrogation. D'autres dont nous n'avons pas compris le sens sont écrits en bleu.
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Lettre à Marceau du 24 septembre 1939 |
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Le 24/9/39
Tu souhaiteras bien le bonjour à tes parents ainsi qu'à Denise et reçois mes meilleures amitiés. Jean Jean Maridor Elève Pilote Ecole d'Aviation d'Angers.
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Lettre à Marceau du 26 octobre 1939 |
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Le 26/10/39 Monsieur le Grand Ecrivassié Mon cher Marceau,
Je ne te parles pas de ma vie ici, tu la connais déjà par mes parents comme tu vois elle n'est pas toute rose. Fini le temps où l'on déambulai ensemble dans les Acacias. Et je te reconduis et tu me reconduis. Tu excuseras le décousu de ma lettre et ma mauvaise écriture, mais j'écris en vitesse et avec mes genoux pour table.
Au sujet des vols, je ne me plains pas trop j'ai maintenant presque 7H de vol évidemment ce n'est pas beaucoup mais il faut être philosophe. J'ai reçu une lettre de l'Empire Bar et je compte sur toi et Roger pour aller leur dire bonjour de ma part. Je n'ai pas le temps de leur écrire et tu peux leur dire que je serais de recevoir de leurs nouvelles .
Tu iras voir Roger de ma part et tu lui communiqueras cette lettre. Ce cochon là cherche une petite copine me dis-tu ! Qu'a donc-t-il fait de Loulou ? Dis lui qu'il m'envoie de ses nouvelles. S'il veut une recette, qu'il mette donc un costume d'aviateur il sera vite emmer...
Tu souhaiteras le bonjour de ma part à tes parents et reçoit mon vieux Marceau l'expression de ma sincère amitié. Jean P.S. Si tu vois Jean Lerouy dis lui bonjour de ma part. Tu devrais aller voir Thieulleu de ma part et lui exprimer toutes mes amitiés ; en ce moment je n'ai toujours pas le temps d'écrire et je le ferais sitôt que je pourrais. Envoie-moi ta photo, celle de Roger et de tous les copains que tu trouveras ainsi que celles de l'Empire Bar. Cela me fera revivre mon ancienne vie. Merci Jean
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Lettre à Marceau du 11 janvier 1940 |
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Angers, le 11/1/40
J'ai commencé mon brevet depuis hier ; j'ai fait une heure à 2000m., une prise de terrain à 1500m. et des huits. Il ne me reste plus que les voyages à faire mais aujourd'hui il y a un vent de tonnerre. Hier j'ai fait aussi la double acrobatie sur 290. Je t'assure que je me suis payé des vrilles, tonneaux, retournements ; c'était épatant je trouve ça merveilleux et facile à faire.
Je n'ai pas besoin de te dire que j'espère aller dans la chasse et mon opinion se confirme que nous serons au front fin avril. Là ce sera la grande danse.
Tu souhaiteras le bonjour à tes parents. Je termine car je vais manger à l'instant.
Mon vieux Marceau, reçois mes meilleures poignées de main.
Jean
P.S. Bonjour à tous les copains et éventuellement aux copines si tu en rencontres mais pas de blagues ne leur donne pas mon adresse. Tu passeras prendre à la gare le colis de ma haute considération et de mon amitié indestructible, indéfectible et légendaire. Sur ce je salue les hommes valeureux qui nettoient les ruisseaux sinueux de la pensée humaine. (phrase prise dans le Larousse illustré sur la manière de faire la cuisine avec des tiges de couss-couss granuleux ?)
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Lettre à Marceau du 27 janvier 1940 |
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Angers, le 27 janvier 1940
En ce moment je voles toujours sur Morane 230. Le temps n'étant pas beau nous ne volons pas beaucoup et il me reste encore 6 heures de vol à faire avant mon départ de l'école. Dimanche dernier j'ai failli me casser la figure fin comme du sel. J'ai eu la carafe au décollage avec un Morane 230 ; j'ai réussi à me reposer sans casse mais les copains ont eu peur. Ne parles pas de celà non plus à mes parents.
Nous n'avons plus de cours et en dehors des vols nous n'avons plus rien à faire. Je t'assure que je me barbe à cent sous de l'heure. Je ne me rappelle plus si je t'en ai parlé dans ma dernière lettre mais je suis à peu près sûr maintenant d'être affecté dans la chasse.
A part ça tu n'es qu'un salopard. J'attends toujours une lettre de toi et elle ne vient pas vite. Je compte bien recevoir une lettre de toi avant mon départ de l'école. Aussitôt reçue cette lettre tu me répondras il sera encore temps car après je ne serais plus à Angers.
Hier j'ai écrit à Roger, j'espère qu'il me répondra ; si tu le vois dis lui que je compte sur sa réponse rapide.
Tu souhaiteras le bonjour à tes parents ainsi qu'à Denise.
Dans l'attente de ta réponse je t'envoie mes plus cordiales poignées de main. Jean P.S. J'attends toujours les photos du terrain, des copains que je t'avais demandées. Tu dois bien en avoir dans ta collection.
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Lettre à Marceau du 13 février 1940 |
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Angers, le 13/2/40
D'abord quelques précisions au sujet des photos. Je voudrais que tu m'envoie quelques photos de terrain et quelques unes que nous avons prises ensemble. Celà me ferais bien plaisir je t'assure.
En ce moment j'ai sous les yeux une fenêtre. Elle est fermée. Si je voulais elle serait ouverte mais comme je n'ai aucune volonté elle est fermée. Tu comprends le tragique de la situation. J'en suis bouleversé en même temps qu'assis pour écrire.
Connais-tu le dernier air en vogue ? Non ! Moi non plus. C'est bien dommage car il n'est pas encore paru. Ne souris pas car tu va perdre ton ratelier et celà m'attirerai des ennuis diplomatiques. Ah et puis tu me fais suer ! Je me tue à trouver des mots et à écrire des pensées que je voudrais gaies alors qu'elles sont morbides. j'en ai marre et ça va changer ! Mille tromblans ! Saches bien que tes pensées idoines glissent avec rapidité sur la pente savonnée de mon indifférence non affectée.
Tu souhaiteras le bonjour à tes parents de ma part.
Je t'envoie mes plus cordiales poignées de main. (Tu me les renverras car par ces temps de vie chère, elles peuvent toujours resservir)
Jean
P.S. Tout ; Rien ; beaucoup. Très peu. Réfléchis bien et répond moi vite.
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Lettre à Marceau du 15 février 1940 |
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Angers, le 15/2/40
Enfin j'ai terminé mes heures de vol à l'école d'Angers et je n'ai plus qu'à attendre le départ.
Souhaites le bonjour à tes parents et à ta grand-mère, et présente mes hommages à Denise.
Mon vieux Marceau, veuilles bien recevoir mes meilleures amitiés.
Jean
P.S. Pas un mot chez moi de mon histoire. Donnes-moi l'adresse de Monsieur Molon. Je vais peut-être venir en 24 heures Dimanche mais surtout ne dis rien chez moi car il n'y a rien de sur. Passes chez moi samedi soir tu le sauras. Je te recommande de ne rien dire à mes parents car ils se feraient des illusions.
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Lettre à Marceau du 21 février 1940 |
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Angers, le 21/2/40
A ma rentrée à l'école j'ai eu une bien mauvaise surprise. Après le banquet il y a des copains qui ont fait du scandale en ville. Des gens sont venus se plaindre à l'école. Résultat : Toute la promotion est consignée. Nous prenons la garde pendant 12 H ou 24 H. Cette nuit j'étais sous-chef de poste aux Hangars ; je t'assure que je me suis payé des kilomètres de ronde. Dans la journée nous faisons toutes les corvées et lorsque tu es de garde la nuit celà ne t'empêche pas de travailler comme les autres le jour. Nous sommes tous crevés. Celà doit durer 1 mois à moins que nous partions avant.
Autre nouvelle moins mauvaise : je suis nommé caporal-chef au titre du personnel navigant pilote. Comme tu vois nos nominations sont quand mêmes arrivées.
Je t'assure que c'est tout un travail pour trouver un moment pour écrire.
Tu souhaiteras le bonjour à tes parents, ta grand-mère et à Denise.
Je termine en t'envoyant mes plus cordiales poignées de main.
Jean
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Lettre à Marceau du 27 février 1940 |
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Angers, le 27/2/40
A part ça tu n'es qu'un salopard. J'attends toujours une lettre de toi et bernique elle doit venir en trotinette à ressorts. Dépêche toi de répondre à cette lettre afin que je puisse avoir de tes nouvelles avant mon départ d'Angers.
Ah ! et puis tu me rases. Je m'esquinte à bleuir ce pauvre papier qui ne demandait qu'à rester blanc ; c'est quand même terrible.
Tu souhaiteras le bonjour à tes parents, à ta grand-mère, ainsi qu'à Denise.
Je termine en t'envoyant
Jean
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Lettre à Marceau du 4 avril 1940 |
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Etampes, le 4 avril 1940
Nous ne volerons pas avant le 15 avril et encore il ne faudra pas se plaindre. En arrivant je croyais trouver Borie et Le Bihan, mais ils ne sont pas encore arrivés. J'attends de tes nouvelles. Je ne sais pas si j'aurais le temps d'écrire à Roger dis lui bonjour de ma part.
Souhaite le bonjour à tes parents à ta grand-mère et à Denise.
Veuilles bien recevoir mes plus cordiales poignées de mains.
Jean
P.S. Tu peux t'entraîner à la boxe pour la prochaine permission car avec le sport que nous faisons nous allons tous devenir redoutables.
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Lettre à Marceau vers mi-avril 1940 |
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Etampes, ??? (vers mi avril)
La pompe rotative de mes idées ne fonctionne pas mal en ce moment. Et toi j'espère que tu continue à nager dans un tourbillon de pantoufles à percuteur central. En ce moment le ciel nous regarde d'un oeil morne et nous inonde d'une pluie saturée d'humidité.
Veuilles bien recevoir la quadrantale de mon amitié ainsi que mes oreilles.
Lui
P.S. (çà veut dire : Pensées supplémentaires) Les pantoufles chantaient dans l'azur jamélique Au rythme entrelardé des mâles abricots Et les homards volant alentours des portiques Afin de mieux y voir retiraient leurs tricots C'est alors qu'apparut un oncle d'Amérique L'oeil vélocipédique et rempli d'asticots Les poches de gilet pleines d'os de gigot Portant sur un plat d'or des bémols arthritiques Tandis qu'il montait mixte à l'impériale Le baromètre en pleurs a contracté la gale Et passe subite de la vie à trépas Les péritoines bleus s'enfuyaient en déroute Et le pétrole assis sur le bord de la route Regardait d'un oeil larve et ne comprenait pas.
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Lettre à Biby (Jean REVEILHAC ?) du 16 août 1941 |
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16/8/41
Je t'en
serre cinq bien cordialement.
Jean
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Lettre à Claude BEASSE et à Roland LEBLOND du 22 septembre 1941 |
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MANSTON, le 22/9/41 Mes vieux potes,
Ecrivez-moi vite l'un de vous trois ou tous les trois comme vous pouvez voir je ne suis pas long à répondre ayant reçu votre lettre ce matin. Souhaitez bien le bonjour à tous les copains ici et dites leur que la vie en escadrille est vraiment épatante. J'essaierais de venir vous voir le premier jour où ce sera possible. Pour cela il faut que j'ai un taxi car c'est trop long par le train.
Meilleures
poignées de mains
Jean Sergeant's mess R.A.F. Manston (Kent) |
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Lettre à plusieurs camarades du 6 octobre 1941 |
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Manston le 6/10/41 Jean MARIDOR RAF Manston Kent Mes vieux potes, Alors
quoi rien à faire ? j'attends toujours votre réponse. Je serais quand même heureux de savoir ce que vous devenez. Pour ma part ça gaze au poil. Je commence à faire de la casse à tuer ces salauds de boches. La semaine dernière mercredi, nous avons attaqués 8 E boats au large de Dieppe. J'ai été veinard j'en ai foutu un en feu et il a
certainement dû aller au fond. Par exemple j'ai bien failli me faire descendre. J'étais resté le dernier au-dessus de ces salauds et j'ai eu droit à tout le tir des bateaux et des batteries côtières. Je vous garanti que ça bardait. Les copains qui m'ont vu pensaient ne jamais me revoir, il paraît que j'étais environné de feu manque de
pot, on ne descend pas un mec de la patrouille comme cela. A mon grand étonnement n'avait même pas encaissé une balle ou un obus. J'aurais voulu que vous voyez la bille des copains lorsqu'ils m'ont vu revenir de l'enfer comme ils disent. Bon, vendredi nous avons attaqués un convoi près de Dunkerque. Comme toujours, j'avais mes quatre canons je
préfère cela aux mitrailleuses c'est moins maniable mais plus effectif. Je choisi un petit flak ship qui me tire dessus comme un salaud. Ah mes amis quel feu d'artifice il a juste explosé devant moi. C'était moi le plus empoisonné pour ne
Et vous que devenez vous bande de vaches ! Vous me laissez royalement tomber. Vous pourriez quand même m'envoyer une bafouille. Roland tu dois avoir fini maintenant et Porto. Toi Bidouille tu en as encore pour quelque temps. Dites bonjour à tous les copains je serais heureux de les revoir mais il n'y a pas moyen d'avoir un taxi toujours des trous à réparer sans compter ceux qui sont définitivement réparés.
Bon j'en ai marre si vous avez l'adresse de GAINE* envoyez la moi.
Je vous
en serre cinq et écrivez.
Jean P.S. J'ai dégotté une de ces filles absolument au poil et ça gaze.
* voir lettre du 30 octobre 1941 |
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Lettre à Claude BEASSE du 30 octobre 1941 |
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30/10/1941 Jean MARIDOR RAF Manston Kent Mon vieux petit pote, Moi aussi je dois m'excuser pour ma fainéantise. J'espère que tu ne seras pas si long pour me répondre. Je suis honteux lorsque je vois la date de ta bafouille 12 oct.
Bon j'ai quelques nouvelles à mon sujet. Je suis un salop je casse tout. Je te présente mon score officiel tout à fait en douce : 1 E boat en feu, 1 flak ship coulé, 1 bateau damaged et un Heinkel 59 descendu avec le cpt de Scitivaux. J'ai eu le Heinkel (hydravion bimoteur) le 11 octobre. Comme tu vois, j'ai un drôle de pot j'espère que ça continuera. A propos de ma nomination, je suis dans la promotion de Décembre officiellement. Mais tu vas rigoler mais garde çà pour toi. Scitivaux m'a dit que j'étais proposé pour la croix de guerre !! Je ne sais ce que çà va donner, mais si je l'ai, ce sera pour la patrouille. Les pauvres imbéciles élèves pilotes d'Odiham étaient quand même bons à quelque chose. Bande de salauds de nous avoir laissé un an à rien foutre. Si seulement nous étions tous ensemble ils entendraient parler de nous.
Je m'aperçois que je ne parle que de moi si cela continue vous allez m'appeler Sacha Guitry n°2. Je t'envoie cette bafouille à toi car je ne crois pas que Roland est toujours là. S'il est là, elle s'adresse aussi bien à lui. C'est un salop il pourrait quand même écrire quelques mots. Et pan dans les dents Roland !!!
Je voudrais bien vous revoir tous je me fais chier tout seul dans mon coin. J'ai reçu une lettre de Gaine il est au 54 squadron.
Et toi que deviens-tu ? Tu as eu la poisse pour ton premier tour en Hurricane. J'espère que tu es réconcilié avec la voiture maintenant.
Bon j'attends de nouvelles avec impatience. Bonjour à tous les copains. Où sont de Saxée, Rousselot, Andrieux ? A propos de ce que j'écris pour Roland la même chose pour Porto.
Meilleurs
amitiés mes vieux potes et j'espère à bientôt.
Jean
(en illustration un dessin dédicacé pour la patrouille.)
De Yves Morieult :
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