EXTRAIT DU JOURNAL DE MARCHE DU GROUPE ALSACE
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| Le 28 janvier 1943 |
On touche des tables ; les murs du dispersal commencent à disparaître derrière d'immenses graphiques très impressionnants.
Arrivée de MARIDOR. Toujours le même.
Le dispersal
commence à s'animer et devient même très bruyant. (coïncidence)
| Le 24 février 1943 |
Les "Glider Pilots"
arrosent quelque chose ... au Mess.
MARIDOR va leur
demander "Quoi ?" Il rentre saoul le soir tard et ne sait toujours pas
à quel propos.
.....
Le sergent CLOSTERMANN
se déclare satisfait de lui.
Le sergent CLOSTERMANN
rencontre le commandant qui l'engueule "rapport" à "une des petites
conneries" journalières.
Il revient en
déclarant :
"Le Commandant
à été glacial. Mais correct, oui... correct."
| Le 25 février 1943 |
A la suite de
la troisième disparition de sa bicyclette, le lt MARIDOR a déclaré
de sa voix calme : "Puisque c'est comme ça, je ne travaille plus."
Le lt MARIDOR
après 20 jours de squadron totalisait alors 1 heure de vol et 6
heures de présence du flight.
5 jours de permission
et 14 jours d'une disparition qui serait complète sans une présence
aussi assidue que bruyante aux heures de repas.
Il a tenu parole.
.....
CLOSTERMANN est
content de lui.
MARIDOR tient
parole.
| Le 26 février 1943 |
Le sergent CLOSTERMANN
"score" la 2ème victoire du Flight A en ramant un tracteur au cours
d'un très "low" et très "level
attack".
Le conducteur
de tracteur sans doute très expérimenté tondeur d'aérodrome
est parvenu à échapper à notre pilote. Ce succès
presque complet a été durement rapporté son "log book".
Le premier nous
a déclaré Cloclo entre deux sanglots. (après 900 heures
de vol on comprend l'émotion du pilote devant son premier succès
que nous tous qui le connaissions bien, attend a at "any time".
.....
CLOSTERMANN a
l'air moins content de lui
MARIDOR tient
toujours parole.
| Le 27 février 1943 |
Gros "Cadore"
de la formation. MARTELL, MARIDOR, BERAUD, attaquent une épaisseur
de nuages à à peu près 300 pieds en très "close
formation".
Après
quelques longues minutes, MARIDOR sort au-dessous des nuages très
en tranche. BERAUD débarque au dessus presque sur le dos. Une autre
longue minute après laquelle MARTELL sort comme une flèche
en chandelle. (sans commentaire)
| Le 28 février 1943 |
Le lt MARIDOR
(91 Sq .Cde G.Palmes variées.DFC) part en dog fight avec le Lt MARTELL.
Dix minutes plus tard, il se pose précipitamment et déclare
que son avion ne tourne pas et qu'il faut enlever les contre-poids de "toutes
ces charrues".
| Le 29 février 1943 |
Le lt MARIDOR
(91 Sq .Cde G.Palmes variées.DFC) part en formation serrée
avec le lt MARTELL. Il déclare en rentrant que l'avion ne "rote
pas sur son axe". Il hurle qu'il va faire enlever les bouts de plans.
| Le 30 février 1943 (Ce jour n'existe pas, je l'ai reproduit conformément à l'original) |
Le lieutenant
MARIDOR (91 Sq .Cde G.Palmes variées.DFC) part en chasse avec le
Lt MARTELL. Ils rencontrent le Lt BOUDIER et le Gremlin du "B" Flight.
Après
dix minutes d'engagement, Gremlin "throug the gate" essaie vainement de
prendre de la déflection sur son propre leader (simple mistake)
Tandis que dans
un autre coin du ciel, MARIDOR et MARTELL s'accrochent mutuellement en
hurlant "Salaud de Boudier, je t'aurais !"
MARIDOR rentre
écoeuré. Apparamment il avait encore un avion qui ne marchait
pas.
Il vocifère,
gesticule, jusqu'à ce qu'il obtienne la promesse qu'on va lui retirer
ses mitrailleuses.
L'officier Mécanicien
espère très fort que MARIDOR ne retrouve jamais sa bicyclette
et qu'il tiendra sa promesse.
.....
Le sergent CLOSTERMANN
rentre outré et peu satisfait de lui même (fait très
rare)
- Mon lieutenant,
explique-t-il, j'ai fait mon tir sur une mouette. Je n'ai pas pu l'avoir,
pourtant, je tirais au canon.
Nous lui avons
suggéré une faute de déflection.
Le même
sergent CLOSTERMANN, d'un très joli dessin, nous illustre sa mésaventure.
Seule sa modestie coutumière et bien connue doit être tenue
responsable du manque de conformité entre les faits et le dessin
(rapport aux plumes qui tombent). Après étude du film, l'oiseau
est définitivement rentré à sa base.
| Mars 1943 |
Le lieutenant MARIDOR (91 Sq .Cde G.Palmes variées.DFC) nous quitte pour rejoindre son unité.